Tentative(s) de déplacement(s) – 2015

Invitation de Cloé Beaugrand à faire une série d’interventions artistiques dans le cadre de son exposition Tentatives de rapprochement, à L’Espace d’en bas, Paris.

« Damien Dion, adepte des détournements minuscules, des interventions infinitésimales, des actions furtives, vient non pas en « rajouter », comme aurait fait n’importe quel invité, mais, en considérant l’exposition de Beaugrand comme un environnement donné ou une situation existante, il tente d’en saisir les interrelations et les rapports à la ville, au monde globalisé. Ainsi, il manipule les objets accumulés dans la galerie, il en expérimente l’autonomie, mais aussi il les soumet à l’expérience du contexte. C’est un procédé extrêmement pragmatique de confronter l’art et son aura à la réalité du monde. Cette friction entre la fiction et le réel n’est pas documenté par des vidéo ou des photos, comme d’autres artistes de l’intervention peuvent le pratiquer, mais par le récit que l’artiste en fait le soir du vernissage. Une oralisation du processus qui n’est pas sans rappeler que l’oralité est caractéristique d’une stratégie (…) qui procède à la fois d’une méfiance envers les usages aliénant du milieu de l’art et d’une volonté affirmée de jouer avec le monde sans convoquer les philosophes certifiés et sans s’encombrer d’objets imposants. Moins, c’est vraiment mieux. »
Alain Farfall, extrait de « Une brève histoire de l’art comme instrument de résistance », préface de l’ouvrage de Cloé Beaugrand Des Tentatives 2011-2015, Paris, Mauvaises herbes/L’Espace d’En Bas, 2016

Deux séries d’interventions : L’Espace du Dehors (expositions temporaires), où différents éléments de l’exposition de Cloé Beaugrand ont été sortis dans la rue ; et Viens chez moi, j’ai droit d’asile, interventions dans l’église Notre-Dame-de-Lorette à partir de travaux de Florian Cochet, artiste lui aussi invité par Cloé Beaugrand et qui avait réalisé une série d’interventions discrètes dans l’Espace d’En Bas, regroupées sous le titre Viens chez moi, j’habite chez une copine.

Quelques documents et lecture du texte Tentative(s) de déplacement(s), Peinture de faits et gestes, le 9 juillet 2015 à L’Espace d’En Bas :
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L’Espace du Dehors (expositions temporaires) : plan des expositions
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L’Espace du dehors (expositions temporaires) : Faux et usage de faux (marche-performance, d’après Cadere)
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L’Espace du Dehors (expositions temporaires) : Welcome to Paradise! (lâcher de confettis noirs à l’entrée de la rue de Paradis)
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L’Espace du Dehors (expositions temporaires) : Sens de la visite (66 punaises jaunes plantées dans un banc public du Square Montholon)
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L’Espace du Dehors (expositions temporaires) : Entr(av)ées (barres recouvertes de feuille d’or entravant les entrées du 22 et du 24 Cité de Trévise)
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Viens chez moi, j’ai le droit d’asile : liste des interventions :
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Viens chez moi, j’ai le droit d’asile : Le Mystère de la Trinité (icône), Photographie d’une photographie retournée de Florian Cochet intitulée Jésus, Noël et Moi, et glissée dans la vitrine d’affichage des horaires d’ouverture de l’église Notre-Dame-de-Lorette
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Tentative(s) de déplacement(s) – Peinture de faits et gestes
(ce texte a été lu le jeudi 9 juillet 2015 à l’Espace d’En Bas)

Invité par Cloé Beaugrand à intervenir dans le cadre de son exposition personnelle Tentatives de Rapprochement à l’Espace d’en bas, j’avais pour projet d’opérer une série de déplacements, de perturbations plus ou moins discrètes au sein des agencements précaires déjà proposés par l’artiste. Agencements qui, je le rappelle pour ceux qui n’étaient pas encore venu – ou qui n’avaient pas compris, ou bien qui n’avaient pas fait l’effort de lire la feuille de médiation pourtant rédigée à cet effet – sont composés de matériaux divers glanés par l’artiste au fil de montages et démontages d’expositions, et appartenant tous à des œuvres éphémères, destinées normalement à être jetés après usage.
Un plaque de lino de Wim Delvoye par ici, un morceau déchiré d’une photo de Aï Wei Wei par là… Mais également, du bambou, du fil, des punaises, des filets, des confettis, des fragments de papier peint, des bouts de bois, des barres de fer… Autant de matériaux qui, sortis du contexte de l’art, ne sont justement que des matériaux banals sans aura ni valeur artistique particulière. Et cela d’autant plus, donc, qu’ils étaient promis à la déchetterie.
Sauvés de justesse de la poubelle, ces matériaux devenus déchets se voyaient soudain offerts une nouvelle vie artistique grâce à la générosité et la bonté de Cloé Beaugrand, qui est d’ailleurs la seule personne que je connaisse à soigner les cailloux. Ce sont donc ces successions d’états, ces allers-retours entre art et non-art, ces changements de statut en fonction du contexte, qui ont suscité mon intérêt. Et puis une invitation comme ça, ça ne se refuse pas ! Ainsi, si le travail de Cloé Beaugrand se nourrit du travail d’autres artistes pour exister, le mien consisterait à se nourrir de celui de Cloé Beaugrand.
Lors de nos premiers échanges, il était question que je réalise des déplacements discrets des divers éléments de l’exposition, que je la reconfigure en somme, proposant ainsi de nouveaux agencements qui n’auraient eu pour seule particularité d’avoir été disposés par mes soins et non par l’artiste. Mais celle-ci ayant déjà expérimenté un certain nombre de variantes en amont du vernissage (l’exposition ici visible n’étant qu’un état possible parmi une infinité d’autres), proposer une variante de plus mais signé de mon nom n’aurait eu qu’un intérêt limité. Il a également été évoqué la possibilité de chambouler totalement l’exposition, puis de tout remettre en place avant le jour de la présentation du projet et de faire le récit de ce que finalement personne n’aurait été en mesure de voir. L’idée me plaisait bien mais j’avais déjà fait une proposition à peu près similaire lors d’une précédente exposition.
J’ai donc décider d’aborder le problème différemment : si la propriété artistique d’un objet ou d’un matériau dépend du contexte, le faisant passer de l’état d’œuvre d’art signé par un quelconque grand nom de l’art contemporain à l’état de simple déchet puis de nouveau à l’état d’œuvre d’art par l’entremise de Cloé Beaugrand, force est de constater qu’à chaque fois ces éléments sont envisagés non comme détritus mais comme constituants d’œuvres, ils sont présentés dans des cadres identifiés comme artistiques. C’était le cas des expositions dont ces matériaux sont issus, c’est encore le cas ici, au sein de cette exposition ou dans les catalogues conçus par Beaugrand. Que se passe-t-il si ces éléments sont déplacés hors des lieux de l’art pour s’infiltrer discrètement dans la réalité quotidienne ?

Ces réflexions ont donné lieu à deux séries d’interventions dans l’espace urbain que je vais m’employer à décrire ici.
La première proposition s’intitule L’Espace du Dehors (expositions temporaires) et regroupe cinq interventions réalisées dans les alentours de l’Espace d’en bas, et dont les emplacements ont été reportés sur un plan du quartier accompagné de légendes.
L’intervention numéro 1, intitulée Sens de la visite, est une série de 66 punaises jaunes issues initialement d’une œuvre murale de Benjamin Sabatier et prélevées dans l’une des installations précaires de Cloé Beaugrand. Elles ont été ensuite plantées dans l’assise d’un banc public du Square Montholon le lundi 29 juin, agencées de sorte à former une double-flèche. Deux lignes de 12 punaises placées côte-à-côte forme la barre centrale. À chaque extrémité se trouvent un triangle de 21 punaises formant chacune une des pointes de la flèche. Chaque pointe est constituée d’une rangée de 6 punaises à sa base, suivi d’une rangée de 5 punaises, suivi d’une rangée de 4, puis de 3, puis de 2, la pointe du triangle étant constituée d’une seule punaise. Avec un peu de chance, ça y est encore. Peut-elle faudrait-il aller vérifier…
L’intervention numéro 2, dont le titre est B.A BA, est un ensemble de quatre dalles de linoléum de Vim Delvoye placées sur le rebord d’une fenêtre du rez de chaussée du 4 rue Montholon. Un détail amusant : ces dalles ont deux types de motif assez semblables mais suffisamment différents pour constater qu’ils ont été répartis en deux catégories distinctes. Nous avons le modèle A et le modèle B, ces lettres étant inscrites au marqueur noir au dos des dalles. Ces dalles ont donc été judicieusement placées contre les volets fermés de la fenêtre pour former une ligne horizontale, commençant à gauche par une dalle B, suivie d’un espace, une dalle A, un espace, puis une dalle B et une dalle A, tranche contre tranche, sans espace entre. L’agencement pouvait donc se voir mais également se lire, chaque dalle étant une lettre. Les dalles utilisées ici viennent de celles laissées de côté par Cloé Beaugrand et visibles dans la pièce du fond près de la table de consultation des documents. B.A BA a été exposé une heure par jour à 4h de l’après-midi durant quatre jours entre le mardi 30 juin et le vendredi 3 juillet.
L’intervention numéro 3 est une action consistant à saisir une poignée de confettis noirs issus du monticule disposé sur le rebord intérieur de la fenêtre de l’Espace d’en bas, de se rendre à l’entrée de la rue de Paradis, au croisement du Faubourg Saint-Denis, pour lâcher joyeusement ces confettis dans les airs. Cette action festive s’intitule Welcome to Paradise!
Pour l’intervention numéro 4, j’ai utilisé deux barres cylindriques recouvertes de feuilles d’or pour entraver l’accès aux entrées des numéros 22 et 24 de Cité de Trévise pour une durée indéterminée. Du moins c’était l’idée, jusqu’à ce qu’un agent d’entretien de la ville de Paris, qui nettoyait le trottoir non loin de là, me demande de retirer ces barres pour ne pas gêner les habitants. Il est vrai que j’étais resté proche du lieu du crime pour observer d’éventuelles réactions. En temps normal, je ne serais pas resté et les aurais abandonné là. Mais ces barres dorées appartiennent à l’Espace d’en bas, et Jean-Louis Chapuis, qui est sans doute un peu fétichiste (peut-être est-ce parce que ça brille, je l’ignore), m’avait expressément demander de les rapporter après. Heureusement, des photographies des barres en situation permettent de faire croire à la réussite de cette installation perturbatrice intitulée Entr(av)ées.
L’intervention numéro 5 est une marche-performance avec accessoire ayant pour titre Faux et usage de faux. Lors de ma première visite de l’exposition de Cloé Beaugrand, j’avais remarqué ce tasseau de bois carré posé contre une plaque de verre enserrée entre deux caisses. Sur ce tasseau se trouvent des bouts de rubans adhésifs colorés placés à intervalles plus ou moins régulier sur l’ensemble du bâton, sorte de parodie « cheap » des barres de bois rond d’André Cadere, que l’artiste avait pour coutume de trimballer à bout de bras lors de marches dans la ville, pour aller les disposer discrètement contre le mur d’une galerie ou de n’importe quel lieu consacré à l’art contemporain. Je me suis donc saisi de ce faux Cadere de facture pour le moins rudimentaire pour entamer une marche. Le point de départ, totalement arbitraire est situé au niveau du 11 Cité de Trévise, à proximité du petit rond-point ressemblant à un petit parc dans lequel on n’a pas le droit d’aller. J’ai ensuite remonté Cité de Trévise vers la rue Bleue, pris cette rue vers la gauche, tourné à droite rue Riboutté, puis à droite rue Lafayette pour déboucher dans la rue Papillon que j’ai descendu pour revenir rue Bleue et finir ma marche dans l’Espace d’en bas pour déposer le bâton à un autre endroit que son emplacement initial. C’est finalement le seul élément qui a été déplacé au sein de l’exposition.

La deuxième série d’interventions hors de l’Espace d’en bas porte le titre générique de Viens chez moi, j’ai le droit d’asile, détournant le titre de la série d’interventions intitulée Viens chez moi, j’habite chez une copine, de Florian Cochet, lui-même artiste invité à intervenir dans cette exposition. On notera en passant que Cloé Beaugrand peut se targuer d’avoir inventé le concept d’exposition individuelle collective. Mais je laisse le soin aux historiens de l’art de vérifier avec rigueur cette assertion. Les propositions de Florian Cochet sont de nature extrêmement discrètes voire cachées, créant une forme élégante et subtile de jeu de piste où il est question, à partir de cinq titres sans descriptions, de découvrir ce qui a été réalisé.
J’ai donc choisi de travailler à partir de deux de ses propositions. Tout d’abord celle intitulée Jesùs, Noël, et Moi, 2015, qui consiste en une photographie retournée et placée sous verre. Nous n’avons donc aucune idée de de ce qui est photographié, seul le dos, contenant le titre manuscrit, est visible. Cette dimension énigmatique, renforcée par la connotation religieuse des termes « Jesùs » et « Noël », m’ont évoqué les Mystères qui, dans la théologie catholique, sont des réalités inaccessibles à la seule raison et objets d’une révélation. Ils sont, selon Saint-Paul, le dessein même de Dieu. Parmi les mystères du dogme catholique il y a celui de la Trinité. Ici, Jesus, Noël et Moi deviennent les acteurs d’une nouvelle Trinité. En photographiant ce dos de photographie, ce qui était le dos d’une image devient lui-même image, c’est-à-dire icône. La photographie ainsi réalisée, baptisé Le Mystère de la Trinité (icône), a été glissé subrepticement dans un placard-vitrine sur la grille principale de l’église Notre-Dame de Lorette, là où sont consultables les horaires de la messe.
L’œuvre de Florian Cochet, modeste et discrètement déposé parmi les documents de Cloé Beaugrand dans la pièce du fond de l’Espace d’en bas se voit soudain mis en lumière dans l’espace public pour toute personne passant devant Notre-Dame de Lorette.
C’est dans ce même endroit que j’ai choisi de placer la seconde proposition, intitulée La Multiplication des tétines. La proposition initiale de Florian Cochet, nommé Tétine est un insert furtif glissé dans un exemplaire du recueil de poèmes en prose de Francis Ponge Le Parti Pris des Choses, exemplaire lui-même furtivement ajouté à la bibliothèque de l’Espace d’en bas. Cet insert reprend avec précision le modèle de page du livre de Ponge, que ce soit dans le choix du papier, sa teinte, son grammage, son format, la typographie utilisée, mais il s’agit d’une création littéraire de Florian Cochet. Une fausse double-page 67-68 recto-verso venant en doublon à côté de la vrai double-page. J’ai pris le contre-pied de l’extrême discrétion et de la méticulosité de l’artiste en photocopiant Tétine à 300 exemplaires, mis en page sous la forme d’une page A4 pliée en deux et laissés sur les bancs de l’église le samedi 4 juillet au soir pour qu’ils puissent être utilisés par les paroissiens le dimanche matin lors de la messe de 11h, sûrement ravis de découvrir ce texte comme support à leurs prières. Par la photocopie, le texte perdait ainsi en qualité de reproduction ce qu’il gagnait en visibilité et disponibilité. Amen.

La dernière série d’interventions, intitulée Archives Beaugrand : ajouts récents, est un renversement de ce qui a été proposé auparavant : le dehors réintègre le dedans. Il s’agit d’une contribution personnelle aux fiches d’inventaires de Cloé Beaugrand visibles dans son classeur. L’artiste s’étant arrêté au numéro d’inventaire 000017, j’ai proposé 7 nouvelles fiches en reprenant la numérotation là où elle s’est arrêté, c’est-à-dire à 000018 jusqu’à 000024. Cependant ses fiches ne font pas l’inventaire de déchets issus d’œuvres d’art, mais de véritable déchets laissés dans la rue tels que des planches bois, des plaques de cartons, des palettes abandonnées ou encore des sacs en papier. Par ailleurs, en plus de les photographier, j’ai également utilisé le tampon rouge de numérotation servant aux fiches pour tamponner directement les objets. L’inventaire de Cloé Beaugrand des restes d’œuvres d’art se voit maintenant complété, parasité peut-être, par des restes de la vie quotidienne qui ne sont pas issus d’œuvres d’art, qui ne sont pas eux-même en soi des œuvres d’art ou des ready-mades, mais des éléments du réel laissés dans le réel, même si ils auraient pu, peut-être, dans un autre contexte, faire œuvre. Qui sait…

Désireux de ne pas ajouter d’images à une exposition finalement déjà assez riche visuellement, j’opte donc pour l’ekphrasis, c’est-à-dire la description ou l’évocation d’un objet ou d’une œuvre d’art, réelle ou fictive, description souvent enchâssée dans un récit. J’adore les mots savants. Ce mot grec signifiant littéralement « expliquer jusqu’au bout », j’ai donc tenté ici de vous expliquer jusqu’au bout tout ce que vous n’avez pas eu la possibilité de voir de vos yeux, à l’exception de l’intervention dans le classeur que je vous invite d’ores et déjà à consulter. Des photographies de ces interventions existent pourtant bel et bien et seront sûrement publiées d’une façon ou d’une autre ultérieurement. Mais une photographie n’a pas plus valeur de preuve que ce récit, qui dépeint tout aussi bien – voire mieux – un ensemble de gestes qui ne se laissent, de toute manière, pas facilement voir, si tant est qu’ils existent, bien que ça ne soit, au fond, que d’une importance limitée.
Quoi qu’il en soit, comme le dit Alain Farfall, « ne pas oublier que c’est souvent plus compliqué que ça ! »

Gardiennage du Temple : Esthétique de la chaise vide – 2016

Série d’autoportraits absentéistes sur lieu de travail.

Action furtive réalisée sur toute la durée de mon contrat de vacation comme surveillant de salles dans un célèbre musée parisien entre septembre 2015 et février 2016. Cette action consistait simplement à ne jamais être assis à mon poste, sous diverses formes : rester debout à côté, debout ailleurs, marcher, me promener dans les salles, discuter. En somme, laisser ma chaise vide. Cette dernière a été minutieusement photographiée jour après jour. Ces images de mon absence étaient ensuite publiées chaque jour (travaillé) sur Facebook. L’ensemble a fait l’objet d’un livre d’artiste.

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Changer le monde – 2015

Série en cours. Gestes furtifs en espace urbain, photographies.
Projet présenté à The Commons Gallery, New York en mars 2015 dans le cadre de l’exposition Translation.

Observer un élément de l’espace urbain (un plot de chantier, une barrière…), le photographier en l’état, puis le déplacer légèrement, changer sa position, avant de prendre une nouvelle photographie, pour marquer le changement. Ce geste inframince opère ainsi de micro-transformations dans le tissu du réel. Littéralement, il change le monde.

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Encyclopédie – 2015

Série de cinq livres d’artiste édité par La Bibliothèque Fantastique (consultables et téléchargeables en ligne)

Projet basé sur l’évolution de l’article « encyclopédie » sur Wikipédia. Les 5 tomes suivent dans l’ordre chronologique les différentes éditions de cet article depuis sa création en mai 2002 jusqu’à fin décembre 2014.
Les couvertures sont un détournement de la page de titre de L’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.

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Horizon des événements – 2015

Photograhies déchirées.
Projet présenté à The Commons Gallery, New York en mars 2015 dans le cadre de l’exposition Translation.
Série de triptyques conçus à partir de Révèle-Oeil (2011).

Chaque triptyque se constitue invariablement d’une première image qui est le détail urbain photographié, d’une deuxième qui est le document montrant le détail en situation dans l’espace urbain, et une troisième image montrant le tirage en situation d’exposition, accroché sur une cimaise, de la deuxième photographie. La ligne de déchirure, qui traverse de manière continue les trois images, les ramène sur un même plan en les confrontant à leur fragilité concrète. Effet de recul, mise en abime, générant une distance et interrogeant le statut et les limites d’une image. En cosmologie, l’horizon des événements est le point de non-retour, le seuil d’un trou noir. C’est la zone limite où tout ce qui y entre ne peut en sortir, condamné à graviter indéfiniment autour de cette fissure béante dans le tissu même de la réalité. Dans ce travail, c’est ce que symbolise cette déchirure, qui est le seuil entre deux « réalités » : celle, bidimensionnelle, des contenus de chaque image ; et celle, tridimensionnelle, de notre réalité.

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Au pied du Mur de Planck – 2015

Sept photographies et feuille de papier avec marques de plis
Projet présenté à The Commons Gallery, New York en mars 2015 dans le cadre de l’exposition Translation.

Ecart entre l’incapacité physique de plier plus de sept fois une feuille sur elle-même quelque soit sa taille et la volonté d’atteindre par la pensée des subdivisions toujours plus petites jusqu’à l’Unité de Planck (10-33 cm), voire encore au-delà.

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The Exact Size of the Reality – 2014

Installation et vidéoperformance
Projet présenté à The Commons Gallery, New York en mars 2015 dans le cadre de l’exposition Translation.

Mesurer tout et n’importe quoi en énonçant les mesures en pouces et en centimètres, sans préciser les unités.
«La taille exacte de la réalité se mesuret-elle en pouces ou en centimètres ?»

Is the Exact Size of the Reality measured in inches or centimeters?, vidéoperformance, 5 min 9

Measuring tape, installation murale (mètre à ruban déroulé, photographies)
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Have you seen it? – 2014

Action furtive réalisée à New York le 27 octobre 2014.

Action consistant à accrocher sur un réverbère une annonce d’objet perdu indéterminé. Le passant ignore la nature de cet objet, et il n’y a aucun contact indiqué. A lui d’imaginer de quoi il s’agit.

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Discrépance n°1 : Rive gauche – 2013

Film discrépant, durée : 12 min 21.

Sur un fond d’images issues d’autres vidéos de l’auteur, la bande sonore, sans aucun lien avec ces images, rapporte des fragments d’une conversation parfois à peine audible entre deux germanopratins, enregistrée à leur insu dans un bar du boulevard Saint-Germain, à Paris. Il y sera question de sexe, d’art, de showbiz, de Chez Castel et de voyage à Dubaï. Bref, la vie, la vraie! (Feat. François Poyet à l’image, improvisant un poème lettriste, devenu « aphoniste » pour la circonstance)

Une résidence fragmentée et insérée – 2013

Résidence d’artiste à Grenoble, dans le cadre du projet PRESENCE (presencebarree.tumblr.com). Une résidence fragmentée car répartie sur deux fois trois jours durant dix jours, et insérée dans une autre résidence d’artiste commencée avant et achevée au même moment : celle de Cloé Beaugrand et Hubert Renard. Un court temps de résidence où, finalement, je n’ai que très peu produit, mais beaucoup vécu, et je le raconte.

Une résidence fragmentée et insérée (compte-rendu d’une quasi-anti-résidence d’artiste), livre d’artiste publié par PRESENCE en 2013, consultable et commandable ici.
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Sans-titre, série de cartels renvoyant à des œuvres inexistantes
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Acte de présence, action furtive consistant à se faire inviter comme intervenant à la table-ronde Les résidences d’artiste en question (le 30 janvier 2013 à l’Ecole supérieure d’art et de design de Grenoble), et ne rien dire du tout. Juste être là.
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Récit autorisé d’une résidence fragmentée et insérée, ou : Sculpture discursive à réduire à néant par dispersion de ses éléments, Pile de photopies A4 à disposition du public, hauteur variable
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Lecture de Récit autorisé (…), lors de la journée de restitution des résidences le jeudi 31 janvier 2013 à Véranda, espace d’exposition du projet présence sur le campus universitaire de Grenoble
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Bulles-Cosmos (ou : Les éternités éphémères) – 2013

Action à réaliser. Présenté à la Galerie-du-Sac-de-la-Dame du 11 janvier au 20 février 2013.

« Anne-Catherine Caron, la directrice de la Galerie-du-Sac-de-la-Dame, par son souffle démiurgique, dispersera partout où elle se trouve, autant de fois qu’elle le souhaite durant toute la durée de l’exposition, des Bulles-Cosmos, qui sont autant d’univers qui naissent, vivent et meurent, en quelques instants. Entre-temps, qui sait combien de mondes auront pu voir le jour puis disparaître, combien de civilisations vont naître et prospérer, avant de s’effondrer ? Dans des échelles de temps relatives qui nous sont imperceptibles, le temps écoulé entre l’expansion initiale d’une Bulle-Cosmos et son inexorable éclatement, pourra avoir duré, qui sait, une éternité… »

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L’Arpenteur de la Baie – 2012

Marche-performance et installation (vidéo-projection, photographies, affiche, livre et objets divers).
L’Arpenteur de la Baie, récit d’une épopée infinitésimale, livre d’artiste édité par les Moyens du Bord en 2012, a été réédité en livre numérique chez Gravitons Editions en 2015 : à voir ici.

Projet présenté dans le cadre de l’exposition Autour de la Baie-5e volet, aux Moyens du Bord, Morlaix. Avant de désigner le marcheur, l’arpenteur est celui qui mesure les terres en les parcourant. Mais jusqu’à quel niveau peut-on les mesurer ? Où commence l’in-mesurable ? Parti de la Pointe du Cosmeur pour rejoindre à pied la Pointe de Barnénez en suivant le littoral de la baie de Morlaix, j’ai cherché à en éprouver les limites. Par cette marche auto-forcée, je voulais questionner physiquement la différence entre la carte et le territoire, le prévu et le contingent, constater l’écart entre l’espace euclidien, cadré, sous contrôle, et la réalité du territoire, fractale, regorgeant de détails qui nous submergent et nous échappent.

L’Arpenteur de la Baie, épopée infinitésimale, marche-performance effectuée le 18 octobre 2012 entre 14h25 et 20h20 (photos Hervé Ronné).
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Itinéraire(s) d’Arpentage, tracés d’itinéraires possibles (Affiche, 60 x 84 cm)
En vente en édition limitée chez Gravitons Editions
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Vues d’exposition (photos Hervé Ronné) :
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Lecture de L’Arpenteur de la Baie, récit d’une épopée infinitésimale, le soir du vernissage (photos Hervé Ronné)
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Empêchement chorégraphique (tentative) – 2012

Une danseuse improvise des mouvements chorégraphiques jusqu’à ce qu’un individu arrive pour tenter de la gêner, d’empêcher ses mouvements en se plaçant devant elle, en essayant de la déconcentrer par divers moyens… Seulement, la danseuse ne se laisse pas faire et se joue de l’empêcheur pour continuer sa danse, intégrant l’élément perturbateur à son improvisation chorégraphique. Ce qui devait être un empêchement chorégraphique sur le papier s’est finalement transformé, une fois interprétée, en quasi-empêchement chorégraphique.

Les yeux ne voient ni les atomes ni les galaxies – 2012

Installation sonore (quatre bandes sonores simultanément diffusées sur quatre enceintes, chaise). Présentée dans le cadre de la VIIIe Fête des 0.1, le 12 mai 2012 au 108, à Orléans

La physique quantique et la cosmologie induisent une représentation complexe et souvent insaisissable de notre monde, depuis les choses les plus infimes jusqu’aux plus étendues.
Dans un double élan, l’installation invite le visiteur à développer son acuité sensorielle et intellectuelle, tout en lui refusant, par un jeu de superpositions sonores, le plein accès à des contenus déjà peu appréhendables.
Il s’agit ici autant d’un questionnement sur les limites de notre compréhension de la réalité, que sur la difficulté d’accéder à des discours qui tentent, pourtant, de nous l’expliquer.

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Neuronanisme à valeur variable – 2012

Œuvre entièrement imaginaire mise en vente sur Ebay à quatre prix différents : un euro, 10 euros, 100 euros et 1000 euros. L’acquéreur reçoit une petite carte avec le texte imprimé, ainsi qu’un certificat d’authenticité.
Étrangement, seule celle à un euro à trouver acquéreur en la personne de Frédéric Acquaviva, un compositeur/éditeur/collectionneur/curateur qui, visiblement, est doué en affaire.

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Neuronanisme à valeur variable/un euro, présenté en 2016 lors de l’exposition « Body Body (man gave birth to all the animals) » à La Plaque Tournante, Berlin (à gauche, un livre d’artiste des frères Chapman)
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Ville Bis – 2011

Revue d’artiste, parution aléatoire. 9 numéros parus en avril et juin 2011.

Revue restituant à ensemble d’actions, interventions ou installations dans ou à propos de l’espace urbain, réalisés entre 2010 et 2011. Basé sur le principe de la feuille A3 recto-verso, chaque numéro possède cependant un pliage spécifique, correspondant à son contenu. Son économie est celle du don. La revue était laissée ci et là (centres d’art, librairies, boulangeries, cafés, bancs publics, transports en commun…), mise à disposition de tout un chacun.
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Ghost in the Oyster – 2011

Projet artistique composé d’un film, d’une installation photographique in-situ et d’un livre d’artiste
Projet présenté dans le cadre de l’exposition L’Huître dans tous ses états, 2e volet de la manifestation Autour de la Baie, organisée par le centre d’art Les Moyens du Bord.

Une installation, une vidéo et une publication ; trois propositions qui parlent d’une possible extinction d’une
espèce (l’huître) et d’un métier. (ostréiculteur). Des fantômes, des empreintes, et des gestes non productifs qui questionnent une crise écologique et sociale actuelle mais méconnue.

Ghost in the Oyster, vidéo, 7 min. 45 sec.
L’huître a disparu. Dès lors, les machines tournent à vide, et les gestes, devenus pantomimiques,
s’accomplissent et se répètent sans but.

Persistance, Installation photographique in-situ. Eléments-trompe l’oeil dispersés dans l’ensemble de l’exposition
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Maybe the Walrus, livre d’artiste, 20 pages, éd. les Moyens du Bord, Morlaix
« Et si le Morse était le vrai coupable ? ». Dialogue entre des visuels (empreintes d’huîtres, expérimentations avec une photocopieuse, jeux d’ombres chinoises) et un extrait de De l’autre côté de miroir, de Lewis Carroll, celui où les jumeaux Tweedle Dum et Tweedle Dee racontent à Alice le conte Le Morse et le Charpentier, gobeurs d’huîtres s’il en est…
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Incitations – 2011

Autocollants dans la rue

Quatre phrases, comme autant d’incitations à utiliser tous ses sens pour renouveler son expérience de la ville

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Les Antimobiles – 2011

Chorégraphie immobile, Place du Martroi, Orléans, mai 2011

Six personnes dispersées sur une place publique très fréquentée restent immobiles durant une heure, au milieu du flux des passants, des voitures et des tramways.
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Les affiches-oxygène – 2011

Affichages clandestins

Collages clandestins d’affiches entièrement blanches sur des affiches publicitaires.
Les affiches-oxygène viennent recréer des espaces de respiration pour la pensée, comme une invitation à imaginer nos propres contenus.
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Pas à pas – 2011

Installation interactive (stepper, webcam, logiciel puredata, vidéoprojection). Présenté au 108 (Orléans) dans le cadre de la Fête des 0.1 en mai 2011

Quasi-déambulation urbaine pour penser à tout et à rien en se faisant les jambes.
Un stepper relié à une vidéo de balade urbaine filmée en caméra subjective. Plus on marche rapidement sur le stepper, plus le film avance rapidement, plus on marche lentement, plus le film est lent.

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Interstices – 2011

Pâte à modeler colorée insérée dans des fissures de murs

Révéler l’inframince de la ville et sublimer ses cicatrices, sa fragilité

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Petit Poucet – 2011

Action urbaine

Marcher dans une rue et ramasser tous les mégots jetés au sol. Au bout de la rue, faire demi-tour et semer
ces mégots sur son chemin

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Les révèle-oeil – 2011

Action urbaine, 11 éléments disséminés dans la rue Étienne Dolet à Orléans.

Série de photos de détails urbains agrandis à échelle 1 se superposant aux zones photographiées. Confusion entre le réel et son image.

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Ce sont des choses qui arrivent – 2010

Poly-aphonie discrète. Cette pièce s’est déroulée le samedi 11 décembre 2010 entre 17h et 17h30 sur la place du Châtelet, à Orléans.

En un endroit donné à un moment donné, durant une demi-heure, cinq personnes réalisent cinq actions en boucle, indépendantes et simultanées, métaphore de la ville où plein de choses se passent en même temps, dans une dynamique constante, sans que personne n’ait de vision globale de ce qui a lieu partout, à chaque instant. Cet événement, qui n’a d’ailleurs pas été annoncé avant son déroulement, questionne la discrétion, les limites de la visibilité. Cet « à peine visible » est autant celui du passant, de l’anonyme, noyé dans la masse, que celui de l’événement artistique en lui-même.

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La rue M… – 2010

Livre d’artiste, 12 pages. Présenté en 2010 au Salon du livre ancien et moderne, Grand Palais, Paris

« Ce qui importe n’est pas de lire mais de relire » Jorge Luis Borges

Une nouvelle de deux pages, répétées quatre fois.
1/ la nouvelle, telle quelle, texte en noir
2/ tous les pronoms « vous » sont en magenta, le reste du texte est en noir
3/ tous les « rue M… » sont en cyan, le reste du texte est en noir
4/ le texte a disparu, seuls restent les ponctuations, les « vous » en magenta, les « rue M… » en cyan, ainsi que certains groupes de mots se répétant plusieurs fois dans la nouvelles, en rouge primaire

La couleur comme révélateur de répétitions. Jeu de présence/absence du texte

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Six variations pour un encéphalogramme plat – 2009

Série de six dessins, encre sur papier, 21 x 30 cm chacun.

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Passages – 2009

Ensemble d’actions en espace urbain.

Détournement de la forme archétypale du passage piéton afin de le repenser et réactualiser le regard du passant sur celui-ci. Le passage devient le théâtre d’une poétique urbaine qui perturbe et interroge notre environnement quotidien où le lieu où l’on passe devient le lieu où des choses se passent…

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Inclusion/exclusion d’un espace – 2009

Installation en espace urbain

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Parcours Quark-Cosmos – 2009

Action en espace urbain.

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Photo : Studio 21 bis

Photodafé – 2009

Cendrier, cendres, fragments de photographies et de pellicules calcinées.
Présenté en 2009 dans le cadre de l’exposition L’Anti-cinéma lettriste (1952-2009), Villa Cernigliaro, Sordevolo (Italie)

Du cinéma détruit, il ne reste que les cendres.

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Le pouvoir de l’inimagination – 2008

Série de 10 planches, techniques mixtes et impression laser sur papier bristol, 30 X 40 cm chacun.
Ensemble présenté dans le cadre de l’exposition Lettrisme, vue d’ensemble sur quelques dépassements précis, Villa Tamaris – centre d’art, du 23 octobre au 28 novembre 2010.

Travail de mise en doute de l’Art infinitésimal (ou Art imaginaire), un art créé par Isidore Isou en 1956 basé sur des données imaginaires, intangibles, qui ne peuvent exister que grâce aux élaborations mentales des spectateurs. Il s’agit ici d’autant de possibilités de négation de ce pouvoir d’imagination conféré au public.

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Eventuellement – 2008

Vidéo, 33 secondes.

Le générique de fin comme seule trace d’un film qui n’a jamais eu lieu…

Cinq points de fuites potentiels – 2007

Acrylique et feutre-gouache sur cinq toiles, 20 x 20 cm chacun.

Les cinq toiles sont à disperser dans un ou plusieurs lieux.

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Les repères – 2007

Série de quatre dessins, feutre-gouache sur papier noir, 22 x 32 cm chacun.

Présenté en 2007 à la Galerie-du-Sac-de-la-Dame.

Quatre repères, comme autant de supports aux extensions et coordinations de mystérieuses particules inimaginables se déplaçant indifféremment entre l’infiniment grand et l’infiniment petit.

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La métaddition – 2006

Acrylique et feutre gouache sur carton entoilé

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Trajet – 2006

Vidéo, 9 min. et 9 secondes

Plan-séquence de pieds marchant dans la rue. Incitation à reconstituer mentalement le paysage urbain traversé, situé dans le hors-champ.

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